X11R5
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La version de septembre 1991 qui a appris à X11 les langues autres que l'anglais, la couleur mesurable, les polices vectorielles servies par un serveur de polices et la 3D par le biais de PEX.
L'internationalisation était l'argument phare. Xlib gagnait la prise en charge des locales, des fonctions de chaînes multioctets et l'interface XIM pour les méthodes de saisie, de sorte que le japonais et le chinois pouvaient se taper dans des programmes X sans bricolages maison. Tektronix apportait Xcms, qui permettait de spécifier les couleurs en coordonnées CIE plutôt qu'en triplets RVB bruts. Les polices sortaient dans un serveur de polices distinct et, avec le rastériseur Speedo de Bitstream, le serveur pouvait pour la première fois redimensionner une police au lieu de distribuer des bitmaps en tailles fixes. Sun fournissait une implémentation de référence de PEX, la réponse du monde X à la 3D avant OpenGL.
Le répertoire contrib contenait aussi X386 1.2 de Thomas Roell, un serveur pour PC à base de 386, qui deviendrait XFree86 l'année suivante. Parmi les ajouts plus modestes, editres, pour fouiller les ressources Xt pendant qu'un programme tourne, et xconsole. R5 reçut 26 correctifs numérotés jusqu'en 1993 et fut la dernière version issue du MIT : le X Consortium devint une société indépendante avant l'arrivée de X11R6 en 1994.