PURPLE
Plus d'infos
- Année
- 1939
- Type
- Machine à chiffrer
- Propriétaire
- Ministère japonais des Affaires étrangères
- Prédécesseur
- RED (type A)
La machine à chiffrer diplomatique japonaise de 1939, construite avec des relais de central téléphonique plutôt qu'avec des rotors — et reconstituée par les Américains sans qu'ils en aient jamais vu un seul exemplaire.
Son nom réel était 97-shiki ōbun inji-ki, « machine à écrire alphabétique type 97 ». Contrairement à Enigma, elle n'avait pas de rotors : le chiffrement était assuré par des sélecteurs pas à pas, le même composant électromécanique qui établissait les communications dans un central téléphonique. La conception hérita d'une fâcheuse particularité de sa devancière RED — les six voyelles étaient traitées par un circuit distinct de celui des vingt consonnes. Cette partition 6–20 laissait une empreinte statistique que les Américains savaient déjà lire.
Le Signal Intelligence Service de William Friedman, avec Frank Rowlett à la manœuvre, y consacra dix-huit mois et lut le premier texte en clair à l'automne 1940. Ils construisirent ensuite un analogue fonctionnel par pure déduction ; ils ne mirent la main sur un exemplaire réel qu'à Berlin en 1945, et il s'agissait d'une épave. Le produit du renseignement fut baptisé MAGIC. S'il n'a pourtant pas permis d'anticiper Pearl Harbor, c'est que PURPLE transportait le trafic diplomatique : les ambassadeurs de Tokyo ignoraient où la flotte allait frapper.