Bureaux (Sysinternals)
Les bureaux virtuels de Sysinternals pour Windows (2008), singuliers parce que bâtis sur les vrais objets desktop du noyau, ce qui les rendait réellement isolés et interdisait de déplacer une fenêtre de l'un à l'autre.
Windows connaît depuis NT une notion de desktop au niveau du noyau : un objet à l'intérieur d'une window station, avec sa propre liste de fenêtres, son propre presse-papiers et ses propres hooks. C'est ainsi que l'écran de connexion et le bureau sécurisé de l'UAC sont tenus à l'écart des programmes ordinaires. Mark Russinovich a fait créer à Desktops jusqu'à quatre de ces objets avec CreateDesktop, lancer dans chacun un Explorer séparé avec sa propre barre des tâches, et basculer avec SwitchDesktop via Alt+1 à Alt+4.
L'avantage : chaque bureau était réel. Un programme du bureau 2 ne pouvait ni voir ni envoyer de messages aux fenêtres du bureau 1. Les inconvénients découlaient du même fait : impossible de déplacer des fenêtres entre bureaux, les programmes à instance unique refusaient de se lancer une seconde fois, et un bureau ne pouvait pas être fermé, seulement abandonné jusqu'à la déconnexion. Quand Windows 10 a intégré ses propres bureaux virtuels en 2015, Microsoft a pris le chemin inverse, en masquant et affichant des fenêtres sur un seul bureau, l'astuce que VirtuaWin employait depuis quinze ans.