_NET_DESKTOP_VIEWPORT
La propriété de la fenêtre racine qui indique quelle partie d'un bureau plus grand que l'écran est visible en ce moment : une paire de coordonnées par bureau, toujours 0,0 pour les gestionnaires qui ne défilent pas.
Le serveur X ne sait rien des bureaux. Un bureau virtuel est un tour de passe-passe que le gestionnaire de fenêtres joue avec les fenêtres, et le modèle à défilement de tvtwm, olvwm et FVWM en est la version la plus littérale : l'écran est un viewport, et quand l'utilisateur glisse d'une largeur d'écran vers la droite, le gestionnaire déplace chaque fenêtre d'une largeur d'écran vers la gauche avec XMoveWindow. La propriété publie la position du viewport, soit le x et le y de son coin supérieur gauche, une paire par bureau. On a choisi le mot « viewport » parce que « bureau » était déjà pris. Un pager demande une nouvelle position par un ClientMessage à deux nombres, et le basculement par le bord de l'écran comme les clics dans le pager aboutissent au même appel.
Pour les gestionnaires sans grands bureaux, toutes les paires valent 0,0, et la spécification exige qu'elles soient publiées quand même pour que le pager n'ait pas à deviner. Les coordonnées des fenêtres suivent le mouvement : une fenêtre située sur la page de droite a un x supérieur à la largeur de l'écran, ce qu'un programme qui mémorise sa position d'une session à l'autre vit comme une « disparition ». Compiz a inversé la hiérarchie en faisant des viewports les espaces de travail ; wmctrl -o 2560,0 était ainsi la façon de tourner le cube depuis un shell. Le modèle survit dans les compositeurs Wayland à surfaces défilantes, comme niri, mais entièrement à l'intérieur du compositeur, sans rien à lire de l'extérieur.