Code talkers navajos
Marines américains qui assuraient les transmissions radio de la Seconde Guerre mondiale dans un code bâti sur la langue navajo — que les Japonais n'ont jamais percé.
L'idée est venue de Philip Johnston, un ingénieur élevé dans une réserve, qui savait que presque personne en dehors de celle-ci ne parlait le navajo. Les 29 premières recrues arrivent en 1942 et construisent elles-mêmes le code : des mots courants désignaient les lettres (wol-la-chee, la fourmi, pour A) et les termes militaires recevaient des équivalents imagés — un sous-marin était un « poisson de fer », un char une « tortue ». Environ 400 hommes ont servi au total.
L'enjeu était la vitesse plutôt que la robustesse cryptographique : un message qui prenait une demi-heure sur une machine à chiffrer passait en quelques secondes. À Iwo Jima en 1945, six code talkers ont transmis plus de 800 messages sans une seule erreur. Le programme est resté classifié jusqu'en 1968, et la médaille d'or du Congrès n'est arrivée qu'en 2001. L'armée avait déjà tenté le même procédé avec des locuteurs choctaws en 1918.