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Piano logique

Matériel Svenska → Mis à jour: 2026-09-23

Un clavier qui résout des syllogismes : on saisit les prémisses, et la machine affiche les combinaisons qui subsistent.

William Stanley Jevons — économiste de métier, logicien par goût — en fit construire un exemplaire en 1869 par un horloger de Salford, et le présenta à la Royal Society l'année suivante. Vingt-et-une touches permettent de saisir des propositions portant sur quatre termes et leurs négations. À l'intérieur se trouvent seize étiquettes, une pour chaque ligne de la table de vérité à quatre termes, et chaque prémisse saisie fait mécaniquement disparaître les lignes qu'elle contredit. Ce qui reste visible, ce sont les cas logiquement possibles.

La base théorique est l'algèbre de George Boole, datant de 1854, que Jevons avait réécrite sous une forme équationnelle plus simple, qu'il trouvait plus facile à calculer. Le résultat est la première machine à résoudre un problème logique plus vite qu'un être humain — quelque quatre-vingts ans avant que les relais puis les tubes à vide ne fassent la même chose électriquement, et selon le même principe : éliminer l'impossible et regarder ce qui reste.

L'exemplaire original se trouve au History of Science Museum d'Oxford. Personne n'a directement poursuivi ce travail ; le fil qui relie Boole à la porte logique est passé par Shannon, qui n'avait besoin d'aucune étiquette.

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