Surface d'attaque
La somme de tous les points par lesquels un attaquant pourrait potentiellement pénétrer dans un système — ports ouverts, endpoints d'API, pages de connexion, dépendances, employés. Réduire la surface d'attaque (« attack surface reduction ») est un principe de sécurité fondamental : moins on expose, plus c'est difficile à attaquer.
Ce qui compte : les services réseau et ports ouverts, les interfaces web et les API, les points d'authentification, les dépendances tierces (une faille dans une bibliothèque, c'est votre surface d'attaque), les ressources cloud, et même les humains (cibles de phishing). Le principe : toute fonctionnalité, service ou accès dont vous N'AVEZ PAS besoin mais que vous exposez quand même est un risque superflu → désactivez-le, supprimez-le, restreignez-le. Concrètement : fermer les ports inutilisés, retirer les fonctionnalités ou paquets superflus, restreindre qui accède à quoi (segmentation réseau, moindre privilège), réduire les dépendances du code. L'Attack Surface Management (ASM) est la discipline consistant à cartographier et surveiller en continu sa surface exposée à l'extérieur (souvent plus large qu'on ne le pense — serveurs oubliés, shadow IT). Étroitement lié à la défense en profondeur et au moindre privilège. Une grille de lecture centrale du durcissement. À rapprocher de la kill chain et du threat model.