Microsegmentation
Diviser un réseau en zones très petites et isolées — jusqu'au niveau de chaque charge de travail ou serveur — et contrôler le trafic entre elles par des règles fines. Objectif : stopper le déplacement latéral, pour qu'un attaquant entré dans un système ne puisse pas atteindre librement le reste.
Problème : la sécurité réseau traditionnelle se concentre sur le périmètre (trafic nord-sud, entrant/sortant), mais à l'intérieur le réseau est souvent plat — une fois entré, un attaquant peut se déplacer librement de côté (trafic « est-ouest » entre serveurs). La microsegmentation applique le moindre privilège au trafic interne : chaque charge de travail ne peut parler qu'à ce dont elle a strictement besoin (par exemple « le serveur web peut atteindre la base de données sur le port 5432, rien d'autre »). Elle se met en œuvre via des pare-feu sur l'hôte, des politiques d'hyperviseur/SDN (VMware NSX), ou des network policies Kubernetes. Bénéfice : un serveur compromis devient une île isolée plutôt qu'un tremplin vers tout le réseau → un « rayon de destruction » radicalement réduit. Un composant central du zero trust. Elle se distingue de la segmentation VLAN grossière par sa granularité (par charge de travail, pas par sous-réseau). À rapprocher de ZTNA et du déplacement latéral.