Spin bit
Le seul bit de l'en-tête QUIC laissé en clair dans le seul but que quelqu'un au milieu du chemin puisse mesurer le temps d'aller-retour. Une exception délibérée dans un protocole conçu pour ne rien laisser fuiter.
Quand QUIC a chiffré à peu près toute la couche transport, il a aussi retiré aux opérateurs la possibilité de voir numéros de séquence et horodatages, ce qu'ils utilisaient traditionnellement pour déterminer à quel endroit du réseau naît le retard. Le spin bit est le compromis : il bascule une fois par aller-retour selon une règle simple — le récepteur reproduit la valeur qu'il a vue en dernier, l'initiateur reproduit l'inverse — ce qui fait pulser le bit avec une période exactement égale au RTT. N'importe qui sur le chemin peut alors mesurer sans toucher au contenu. Comme ce motif peut aussi servir à corréler des flux, il est facultatif, et la RFC 9000 impose à une implémentation de le désactiver sur au moins un seizième de ses connexions, tirées au hasard, pour qu'une valeur absente ne devienne pas elle-même une empreinte.