PICO-8
La console fantôme qui a fait de la pénurie un argument de vente : 128×128 pixels, 16 couleurs et un plafond strict sur la quantité de code.
Joseph White, alias zep, a lancé PICO-8 en 2015 via sa société Lexaloffle. La machine n'existe qu'en logiciel, mais elle impose les limites fixes d'une vraie console : un dialecte de Lua, une planche de sprites, une carte, une puce sonore à quatre voies et un plafond de 8 192 tokens de code. Les éditeurs de code, de sprites, de carte et de musique sont intégrés, si bien que tout se passe dans la même petite fenêtre.
Les jeux sont distribués sous forme de « cartouches » : des images PNG qui ressemblent à une cassette et cachent le programme entier dans les bits de poids faible des pixels. Le jeu de plateforme Celeste est né en 2015 sur PICO-8. La démoscène a vite adopté la machine, qui a donné naissance au tweetcart ; le TIC-80, venu plus tard, en est un cousin open source bâti sur la même idée.