Gary McKinnon
L'administrateur système écossais parti chercher des preuves d'OVNI sur les ordinateurs militaires américains, puis resté dix ans à combattre son extradition.
En 2001 et 2002, Gary McKinnon, sous le pseudonyme Solo, s'introduit depuis son appartement londonien dans une quatre-vingt-dizaine de machines de la NASA et de l'armée américaine. La méthode n'a rien de sophistiqué : il scanne les hôtes Windows dont le mot de passe administrateur est vide ou celui par défaut, et en trouve beaucoup. Il affirme chercher la preuve que le gouvernement cache une technologie extraterrestre ; l'accusation parle du plus grand piratage informatique militaire de tous les temps.
Les États-Unis demandent son extradition dès 2002. L'affaire devient une cause politique au Royaume-Uni après le diagnostic d'un syndrome d'Asperger, et en octobre 2012 la ministre de l'Intérieur Theresa May bloque l'extradition en raison du risque suicidaire. Le parquet britannique renonce ensuite à le poursuivre. La vraie leçon de l'affaire concerne les mots de passe, bien plus que McKinnon.