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Émetteur de constantes (ENIAC)

Matériel Svenska → Mis à jour: 2026-09-21

La porte d'entrée de la machine à calculer la plus rapide du monde passait par un lecteur de cartes qui en avalait à peu près deux par seconde.

L'ENIAC disposait de trois façons de recevoir des nombres, et l'émetteur de constantes était celle qu'on pouvait modifier sans tournevis. Il se composait de rangées de commutateurs où l'opérateur affichait les valeurs à la main, plus d'une interface avec un lecteur de cartes IBM tournant à environ 125 cartes par minute. Entre ces deux mondes, des relais faisaient office de tampon : le lecteur était mécanique et lent, l'électronique qui suivait battait au rythme de 200 microsecondes, et quelque chose devait bien maintenir les chiffres immobiles entre les deux.

Ce décalage est toute la raison d'être de l'unité. L'arithmétique pouvait enchaîner cinq mille additions par seconde, alors que ses données arrivaient à la vitesse d'un moteur électrique et de rectangles de carton. Un calcul qui puisait beaucoup de valeurs dans le paquet de cartes était donc limité non par l'ENIAC, mais par la mécanographie IBM de part et d'autre — le même goulot qui, un demi-siècle plus tard, allait recevoir le nom d'I/O-bound.

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