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Théorie de la décorrélation

Sécurité Svenska → Mis à jour: 2026-10-14

Un cadre permettant de prouver qu'un chiffrement par blocs résiste à des classes entières d'attaques, en mesurant son écart à une permutation véritablement aléatoire.

Serge Vaudenay l'a développée à partir de 1998. L'idée : définir une distance entre le chiffrement et une permutation aléatoire idéale, calculée sur l'ensemble des paires ou n-uplets d'entrées. Si cette distance est assez faible, on peut démontrer une borne supérieure sur l'efficacité de toute attaque différentielle ou linéaire d'un ordre donné, sans analyser chaque caractéristique à la main.

Vaudenay a conçu les chiffrements COCONUT98 et PEANUT sur ce principe, et l'équipe du candidat AES DFC s'en est également servie. L'ironie est arrivée en 1999, quand David Wagner a brisé COCONUT98 avec l'attaque boomerang. La preuve était juste ; elle couvrait simplement les attaques pour lesquelles elle avait été écrite, alors que le boomerang assemble deux différentielles courtes au lieu d'une longue. La théorie survit comme outil. La promesse d'une sécurité contre tout, non.

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