Camellia
Chiffrement par bloc japonais de 2000, doté de la même interface qu'AES, d'une sécurité comparable et d'une fraction des utilisateurs.
Camellia travaille sur des blocs de 128 bits avec des clés de 128, 192 ou 256 bits, exactement comme AES. Sous le capot, c'est un réseau de Feistel de 18 ou 24 tours, ponctué tous les six tours de couches FL censées briser les régularités qu'un cryptanalyste pourrait exploiter.
Retenu par le projet européen NESSIE et par le CRYPTREC japonais, devenu norme ISO, il a même obtenu ses suites de chiffrement TLS, et il est libre de redevances depuis 2001. Son problème fut le calendrier : AES avait déjà gagné, et quand les processeurs ont reçu des instructions AES dédiées, plus personne n'avait de raison de choisir autre chose. Camellia survit comme second choix diplomatique de ceux qui préfèrent ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier.